Résumé
La plupart des brèches de sécurité trouvent leur origine dans des erreurs prévisibles et évitables : des mots de passe faibles ou réutilisés, des erreurs humaines courantes et des lacunes dans les processus ou les technologies de sécurité. Comprendre ces causes profondes est la première étape pour bâtir des défenses plus solides. Les entreprises peuvent réduire considérablement leur exposition en adoptant l’authentification multifacteur adaptative, en appliquant une gestion des correctifs et en chiffrant les données sur les terminaux mobiles.
Pourquoi les brèches de sécurité se produisent-elles ?
Les brèches de sécurité sont aujourd’hui monnaie courante, avec des répercussions négatives pour les entreprises et les utilisateurs et utilisatrices du monde entier au quotidien. Identifier les événements et incidents sous-jacents à l’origine de ces brèches permet non seulement de comprendre comment elles se produisent, mais aussi d’obtenir des informations précieuses pour contrer cette menace croissante.
Le rapport d’enquête de Verizon sur les principales causes des brèches de sécurité a révélé :
- 62 % des brèches de données sont dues à des actes de piratage.
- 81 % de ces brèches liées au piratage ont exploité des mots de passe volés, faibles ou par défaut.
- 43 % des attaques impliquaient du social engineering.
- 51 % des brèches de données impliquaient un malware voleur d’identifiants.
- 28 % des brèches ont été causées par une erreur humaine.
Quelles sont les causes les plus courantes des brèches de sécurité ?
Une analyse rapide de ces statistiques montre que l’erreur humaine constitue le maillon le plus faible de la chaîne, même face à des risques tels que les attaques par mot de passe et le social engineering. Voici quatre des situations les plus courantes dans lesquelles une erreur involontaire peut avoir des conséquences importantes.
Comment de mauvaises pratiques en matière de mots de passe peuvent-elles entraîner des brèches de sécurité ?
Les mots de passe compromis obtenus par collecte d’identifiants figurent parmi les principales causes de brèches de données. Obtenir les identifiants des utilisateurs et utilisatrices est le moyen le plus simple d’accéder à un système, il est donc logique que les attaquants cherchent à exploiter la voie la plus facile.
Les types d’attaque par mot de passe suivants représentent les menaces les plus courantes auxquelles les entreprises sont confrontées :
- Collecte d’identifiants : des mots de passe faibles ou par défaut représentent une cible facile pour les attaquants. La tendance à privilégier la commodité au détriment de la sécurité est une caractéristique des consommateurs reconnue de longue date, et même les fournisseurs n’y échappent pas. Des études récentes ont montré que plus de 50 % des fabricants d’appareils de l’Internet des objets (IoT) devront faire face à des menaces de sécurité liées aux pratiques d’authentification insuffisantes qu’ils ont adoptées par le passé.
- Credential stuffing (réutilisation de mots de passe) : La réutilisation de mots de passe constitue un autre risque fréquent, souvent observé dans les entreprises qui imposent des politiques de complexité des mots de passe. Plus les utilisateurs et utilisatrices doivent mémoriser des mots de passe complexes pour plusieurs applications, plus ils et elles sont susceptibles de réutiliser un seul mot de passe complexe. Cela expose l’entreprise au risque d’une attaque de credential stuffing, car 73 % des mots de passe sont des doublons, selon le TeleSign 2016 Consumer Account Security Report.
- Password spray : Le password spray exploite également le facteur humain dans la chaîne de sécurité. En substance, ce type d’attaque consiste à forcer l’authentification à l’aide d’une courte liste de mots de passe couramment utilisés. Pensez à 123456 ou mot de passe, qui (de façon surprenante) figurent toujours en tête de la liste des mots de passe les plus fréquemment utilisés.
Comment l’erreur humaine contribue-t-elle aux brèches de sécurité ?
Une erreur humaine de base est à l’origine de plus d’un quart de toutes les brèches de sécurité. Voici quelques exemples : des collaborateurs et collaboratrices qui laissent des ordinateurs portables ou d’autres terminaux mobiles dans des endroits vulnérables où ils peuvent facilement être volés , ou encore des personnes qui envoient par inadvertance des informations sensibles à des tiers non autorisés par e-mail.
Un autre exemple d’erreur humaine simple pouvant entraîner une brèche de sécurité grave est la mauvaise configuration d’une application ou d’une base de données, ce qui peut exposer par inadvertance des informations sensibles en ligne. Par exemple, cela s’est produit lorsque des informations sensibles ont été stockées dans un bucket Amazon S3 non sécurisé.
Comment les défaillances des processus et des technologies créent-elles des vulnérabilités de sécurité ?
Une chaîne n’est solide qu’à la hauteur de son maillon le plus faible, et en matière de sécurité, cette chaîne est composée de personnes, de processus et de technologies. Les défaillances dans les processus de sécurité de base, comme une gestion insuffisante des correctifs, peuvent entraîner des brèches de sécurité. Comme les mots de passe, les systèmes non corrigés sont des cibles privilégiées pour les attaquants, car l’effort nécessaire pour réussir à compromettre le système est très faible.
La technologie n’est pas infaillible et il lui arrive aussi de connaître des défaillances, ce qui peut entraîner une exposition de données ou compromettre un système. Par exemple, une mise à jour logicielle peut introduire une vulnérabilité, comme une injection de Structured Query Language (SQL), qui pourrait offrir aux attaquants l’opportunité qu’ils recherchent.
Comment protéger votre entreprise contre une faille de sécurité
Comment les améliorations des processus et des technologies peuvent-elles réduire le risque de brèche ?
Lorsqu’ils sont correctement mis en place et gérés, les principes fondamentaux d’hygiène en matière de sécurité (comme la gestion élémentaire des correctifs) permettent de réduire de nombreuses brèches attribuées au piratage. Intégrer systématiquement le test de régression de sécurité dans tout workflow de déploiement permet de prévenir des défaillances technologiques susceptibles de provoquer une brèche de sécurité, tandis que le chiffrement des données sur les terminaux mobiles contribue également à éviter une brèche en cas de perte ou de vol d’un appareil.
Les entreprises peuvent prendre les mesures suivantes pour limiter leur exposition :
- Gestion des correctifs : mettre en place une gestion des correctifs de base pour limiter les brèches liées au piratage.
- Test de régression de sécurité : intégrez-le à chaque processus de déploiement pour éviter les défaillances technologiques.
- Chiffrement des terminaux mobiles : chiffrez les données sur les terminaux mobiles afin de les protéger en cas de perte ou de vol.
- Adaptive MFA : Renforcez l’authentification grâce à une solution d’authentification multifacteur adaptative pour une défense contextuelle.
Pourquoi l’authentification multifacteur adaptative constitue-t-elle une défense essentielle ?
Et même si de nombreuses entreprises considèrent les mots de passe comme essentiels pour une authentification valide et sécurisée, ils restent le point faible des pratiques d’authentification sécurisée. Pour réduire le risque réel d’une brèche de sécurité due à des mots de passe faibles, les entreprises devraient envisager de renforcer leur authentification à l’aide d’une solution d’authentification multifacteur adaptative qui offre une défense supplémentaire grâce à la prise en compte du contexte. Cela permet non seulement de se prémunir contre des mots de passe faibles, mais aussi d'offrir une couche supplémentaire de protection et de visibilité aux équipes IT dans un paysage des menaces en constante évolution.
Foire aux questions (FAQ)
Quel pourcentage des brèches de sécurité sont causées par des mots de passe faibles ou volés ?
Selon le rapport d’enquête de Verizon, 81 % des brèches liées au piratage ont exploité des mots de passe volés, faibles ou par défaut, ce qui fait de la mauvaise hygiène des mots de passe l’un des principaux facteurs de brèches de données.
Qu’est-ce que le credential stuffing et pourquoi est-il dangereux ?
Le credential stuffing se produit lorsque des attaquants utilisent des mots de passe réutilisés — souvent obtenus lors de brèches précédentes — pour accéder sans autorisation à d’autres comptes. Comme 73 % des mots de passe sont des doublons, une seule information d’identification compromise peut exposer plusieurs systèmes.
Comment l’erreur humaine contribue-t-elle aux brèches de sécurité ?
Les erreurs humaines sont à l’origine de plus d’un quart de toutes les brèches de sécurité. Des exemples courants incluent des collaboratrices et collaborateurs qui égarent des appareils non chiffrés, envoient par erreur des données sensibles à de mauvais destinataires, ou configurent incorrectement des bases de données et des espaces de stockage cloud, exposant ainsi des informations au public.
Qu’est-ce que le password spray ?
Le Password spray est une technique d’attaque par force brute dans laquelle des attaquants tentent un petit ensemble de mots de passe couramment utilisés — comme « 123456 » ou « mot de passe » — sur de nombreux comptes, exploitant la tendance des utilisateurs et utilisatrices à privilégier la simplicité au détriment de la sécurité.
Comment les entreprises peuvent-elles se protéger contre les défaillances des processus et des technologies ?
Les entreprises peuvent réduire les risques en mettant en place des pratiques cohérentes de gestion des correctifs, en intégrant des tests de régression de sécurité à chaque cycle de déploiement et en chiffrant les données stockées sur les appareils mobiles afin de limiter l’exposition en cas de perte ou de vol de matériel.
Pourquoi l’authentification multifacteur adaptative est-elle essentielle pour prévenir les brèches ?
L’authentification multifacteur adaptative ajoute une couche de défense contextuelle qui va au‑delà des seuls mots de passe. En évaluant les signaux contextuels lors de la connexion, cela aide les équipes IT à détecter les tentatives d’accès suspectes et offre une protection supplémentaire même lorsque les identifiants ont été compromis.